À mesure que l’échéance capitale du 17 septembre 2026 approche, le théâtre politique du football congolais s’anime et les masques commencent à tomber. Alors que les tractations de couloir s’intensifient pour constituer les listes électorales, une question fondamentale brûle les lèvres de tous les passionnés, dirigeants de clubs et acteurs du ballon rond : Peut-on raisonnablement accorder du crédit ou offrir une « seconde chance » à un candidat à la présidence ou au COMEX issu de l’équipe dirigeante sortante ?

Pendant des années, le système sous l’égide de Jean-Guy Blaise MAYOLAS a plongé notre football dans une crise institutionnelle, financière et sportive sans précédent, provoquant l’intervention ferme des autorités administratives et le rappel à l’ordre répété des instances internationales. Aujourd’hui, voir certains barons de ce même exécutif déchu se draper dans des habits de « réformateurs » ou de « sauveurs » interroge sur la mémoire et le niveau d’exigence de notre écosystème.

Le péché de mutisme : Complices ou simples spectateurs ?

L’argument massue souvent avancé par ces candidats d’anciens régimes est classique : « Nous n’avions pas le vrai pouvoir décisionnel », ou encore « Nous étions en désaccord à l’intérieur ».

Une ligne de défense qui peine à convaincre sur le terrain de l’éthique. Durant tout le mandat sortant, marqué par la déliquescence de nos championnats, l’abandon du football féminin, le manque de transparence financière et les conflits d’intérêts étalés au grand jour :

  • Où étaient leurs voix ? Aucun membre du COMEX sortant n’a eu le courage managérial ou la probité morale de démissionner avec fracas pour dénoncer la gestion autocratique du président MAYOLAS.

  • Où était leur devoir de réserve ? En scellant leur silence, chaque membre du bureau exécutif a collectivement validé et porté la responsabilité morale des dérives de mauvaise gouvernance qui ont conduit le football congolais au bord de l’asphyxie.

Venir aujourd’hui promettre la transparence, la rigueur et le renouveau après avoir fermé les yeux pendant des années s’apparente à une amnésie stratégique bien commode.

┌─────────────────────────────────────────────────────────────────────────────┐
│                 LE DILEMME DE LA CONTINUITÉ VS LA RUPTURE                   │
├─────────────────────────────────────────────────────────────────────────────┤
│ ❌ LE PASSÉ (COMEX Sortant)   │ Silence face aux dérives, cogestion passive│
│ ❓ LE DISCOURS ACTUEL         │ Promesse de réformes et de "rupture"       │
│ 🎯 L'EXIGENCE NDEMBOMAG       │ Preuve de rupture radicale ou exclusion   │
└─────────────────────────────────────────────────────────────────────────────┘

Une « seconde chance » est-elle possible dans le football moderne ?

Dans une démocratie sportive saine, le droit de se présenter est garanti par les textes. Mais le rôle des délégués votants, le 17 septembre prochain, sera d’exercer un discernement impitoyable.

Si un candidat issu de l’ancien système prétend mériter une seconde chance, il ne pourra pas se contenter de belles intentions. Il devra répondre à trois exigences morales infaillibles :

  1. L’inventaire critique sans concession : Reconnaître publiquement et explicitement les erreurs, l’incompétence et les dérives du système MAYOLAS auquel il a appartenu.

  2. La preuve de la rupture : Présenter un projet en totale opposition avec les pratiques passées (publication des comptes, fin du cumul des mandats, autonomie de la LINAFF et de la LINAFOOT, ancrage réel dans la Territorialisation).

  3. L’obligation de renouvellement : S’entourer exclusivement de profils neufs, intègres et compétents — à l’image des bâtisseurs de terrain et des figures de la société civile sportive — plutôt que de recycler les anciens barons des commissions.

L’Analyse Ndembomag : Pas de vin nouveau dans de vieilles outres

Pour Ndembomag, le diagnostic est sans équivoque : le football congolais ne se relèvera pas avec un simple ravalement de façade.

Donner les clés du camion FECOFOOT à un exécutif composé de cadres ayant accompagné ou laissé faire le naufrage des dernières années comporte un risque immense : celui de voir les vieux réflexes de copinage, de favoritisme et d’opacité refaire surface dès le lendemain du scrutin.

Le 17 septembre 2026 doit marquer un point de rupture nette. Si des personnalités du COMEX sortant veulent convaincre, qu’elles apportent la preuve irréfutable qu’elles ont changé. Dans le cas contraire, le peuple du football et les délégués devront avoir le courage de tourner définitivement la page pour laisser la place à une nouvelle génération de dirigeants propres, visionnaires et audacieux.

OFFRE DE SERVICE

Vous êtes une association sportive, club de football, institution sportive, vous souhaitez avoir un site internet de qualité professionnel.