[TRIBUNAL DU SPORT] — Coupe du Congo 2026 : De sérieux doutes planent sur le déroulement de la compétition, entre dénonciations de favoritisme et d’improvisation
À l’approche des élections cruciales de septembre, la FECOFOOT est en train d’offrir au football congolais ce qui ressemble davantage à une parodie de compétition qu’à une véritable Coupe du Congo. Organisée dans la précipitation la plus totale, cette édition 2026 soulève de graves interrogations sur le respect des textes, la transparence des choix politiques et la protection des athlètes. Décryptage d’un nouveau fiasco annoncé où l’amateurisme institutionnel menace directement l’intégrité du football local.
Le paroxysme de l’incohérence : L’énigme du FC La Graine
Les contestations avaient déjà commencé à gronder avec la sélection opaque des équipes masculines. Mais c’est dans la catégorie féminine que le rétropédalage et l’incohérence atteignent leur paroxysme.
Une question brûle les lèvres de tous les présidents de clubs et observateurs avertis : comment expliquer la présence du FC La Graine, l’écurie dirigée par la sélectionneuse Berjona Mbemba (déjà au cœur de la tempête réglementaire sur les licences) ? Cette équipe n’a jamais disputé le moindre championnat national, et pire encore, ses dirigeants ont brillé par leur absence lors des cruciales « Journées de réflexion sur le football féminin » organisées par le Comité exécutif.
Quels critères magiques ont été retenus par la fédération ? Pourquoi cette équipe plutôt qu’une autre qui cravache sur le terrain depuis des années ? En l’absence totale d’explications crédibles de la part de l’instance faîtière, une seule conclusion s’impose : les affinités et le favoritisme semblent avoir définitivement mis le mérite sportif sur la touche. Une situation d’autant plus troublante et indécente que les clubs engagés réclament, en parallèle, une subvention de 5 000 000 FCFA à l’État via la FECOFOOT pour financer leur participation. L’argent public doit-il servir à financer le copinage ?
Trois semaines pour détruire des carrières : Le choix de l’irresponsabilité
Comme si le favoritisme ne suffisait pas, le calendrier choisi relève du sabotage athlétique. La FECOFOOT a décidé de condenser cette Coupe du Congo en seulement trois semaines. Un choix lunaire quand on sait que les équipes sortent de plus de deux années de mort cérébrale, sans la moindre compétition dans les jambes. Plus grave encore, la plupart des clubs n’ont repris le chemin des entraînements qu’à peine une semaine avant leur entrée en lice.
Le diagnostic de Ndembomag : Cette décision est criminelle et irresponsable.
Envoyer des joueurs et des joueuses amateurs, sans foncier, sans préparation physique digne de ce nom, disputer une compétition officielle à haute intensité, c’est acter la multiplication des blessures musculaires, des ruptures ligamentaires et des traumatismes parfois irréversibles. Derrière chaque blessure grave, il y a la carrière d’un enfant du pays qui peut basculer dans le néant. Visiblement, le sort des footballeurs ne pèse pas bien lourd face aux calculs politiques des dirigeants de la FECOFOOT, pressés de cocher une case sur leur bilan.
La solution ignorée : Planifier plutôt que sauver les apparences
À vouloir organiser coûte que coûte une compétition fantoche pour sauver les apparences et faire croire à la FIFA que le football vit au Congo, la FECOFOOT ne fait qu’exposer les athlètes à des risques inutiles et discréditer un peu plus une institution déjà fragilisée par les controverses.
La solution la plus responsable et courageuse coulait pourtant de source :
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Reporter immédiatement cette édition de la Coupe du Congo.
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Accorder deux mois de préparation athlétique et médicale obligatoire aux clubs.
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Lancer un véritable championnat national dans des conditions dignes (calendrier cohérent, période de transferts normale, subventions validées en amont).
Aujourd’hui, cette Coupe du Congo donne la triste impression d’avoir été pensée dans le confort climatisé des bureaux de Brazzaville plutôt que pour la réalité des terrains. Une parodie où l’improvisation remplace la planification et où la santé des joueurs passe au second plan. À ce rythme, la véritable et unique vainqueure de cette édition 2026 est déjà connue : ce sera la médiocrité de l’amateurisme fédéral.




